Jardins éco-résilients

Qu’est-ce qu’une plante du futur ?

De notre position (centre/sud-ouest de la France), l'avenir semble au mieux incertain, au pire caniculaire.

La plante du futur est une plante capable de supporter simultanément la sécheresse qui frappera inévitablement nos régions à différents intervalles, mais qui possède également quelques autres atouts dans sa manche.

Pour n'en citer que quelques-uns qui peuvent exister indépendamment ou conjointement :

  • la capacité de résister à une exposition prolongée au soleil de l'après-midi
  • la capacité à supporter des niveaux de salinité élevés
  • la capacité de prospérer dans des sols pauvres
  • la capacité de résister à des vents violents
  • la capacité de se reproduire végétativement
  • la capacité de s'adapter aux changements rapides des précipitations
  • la capacité à gérer les inondations
  • la capacité de résister au gel et même à des gelées très sévères

La majeure partie des recherches sur lesquelles repose la sélection de notre collection est réalisée par Olivier et Clara Filippi, en collaboration avec le Centre botanique de Prague.

Les recherches sur la tolérance à la sécheresse sont fascinantes car elles nous donnent un aperçu des pouvoirs naturels que possèdent les plantes – celui de s'adapter et de survivre, bien sûr, mais surtout celui de prospérer.

Voilà ce que peut faire une plante du futur : prospérer face à l'incertitude, au milieu des difficultés et des mauvaises conditions de vie.

Un exemple pour nous tous, peut-être.

Le concept de xéropaysagisme (zer-i-scaping) est un nouveau mot anglais composé de « zeros » signifiant sec en grec et de « scape » signifiant le motif du paysage.

Les Anglo-Saxons s'amusent à inventer de nouveaux mots 🙂

Ce terme a été initialement inventé par le groupe de travail spécial du département des eaux de Denver, de l'Association des entrepreneurs paysagistes du Colorado et de l'Université d'État du Colorado pour décrire l'aménagement paysager dont l'objectif principal est la conservation de l'eau.

Les jardins en climat sec évoquent souvent des images de dénuement et de rareté : des rochers et des cactus tristes, ou encore de vastes étendues de gravier parsemées çà et là d’un grand menhir.

Pas plus.

Les jardins économes en eau peuvent être colorés, abriter une grande variété de plantes et ravir autant que les bordures de jardins anglais traditionnels, les élégants jardins français ou encore un jardin méditerranéen plus sauvage. Bref, vous voyez l'idée.


Il fait plus chaud ici maintenant ?

Comme vous l'avez peut-être remarqué, il fait de plus en plus chaud dans le monde.

De nouveaux records de température ont été enregistrés en France en 2019 avec une vague de chaleur qui a frappé la majeure partie du pays : Jura -41°C ; Deux-Sèvres – 43°C ; Calvados -41°C, Haute-Savoie – 41,1°C… le vin, les spiritueux, le fromage, l’agriculture ont tous été confrontés à la réalité du changement climatique.

Je ne suis pas climatologue, mais j'ai remarqué une chose : quand les températures montent, tout le monde a soif.

Et de nouveaux records sont établis chaque année ( Alpes Maritimes [2023 – 41,8°C], Loire-Atlantique [2023 – 48,4°C], Île-et-Villaine [2022 – 41,6°C]).

Comme une partie de ma famille est originaire de Californie, où la conservation de l'eau est un élément essentiel du jardinage, je me suis inspirée de la façon dont les jardiniers économes en eau se sont adaptés au climat pour choisir les plantes de cette collection.


La Collection

Notre collection propose des plantes indigènes et adaptées, originaires de hautes altitudes ou d'écosystèmes désertiques arides, qui ne sont pas invasives.

Les plantes indigènes permettent un rééquilibrage naturel d'un écosystème existant – ramenant des pollinisateurs et des oiseaux clés dans les jardins et même les villes – ainsi que les forces stabilisatrices qu'elles peuvent exercer sur leur environnement (fixation de l'azote, prévention de l'érosion, absorption des métaux lourds).

Les plantes non indigènes permettent d'introduire des plantes qui ont développé une tolérance à la sécheresse dans des environnements particulièrement difficiles (les ficoïdes glaciales d'Afrique du Sud, les plantes sèches de la Méditerranée, les plantes à feuillage persistant des montagnes).

Ces plantes ne sont pas envahissantes et peuvent être plantées (et appréciées !) dans n'importe quel jardin.


Biodiversité

Rosmarinus repens

L'aménagement paysager xérique met l'accent sur l'utilisation de plantes indigènes, contribuant ainsi à la biodiversité globale de votre région.

Les plantes originaires de notre région tempérée européenne sont classées dans la catégorie « réensauvagement ».

Ainsi, un jardin xéropaysagé/économe en eau/résistant à la sécheresse peut également constituer un habitat important pour la faune locale – abeilles, papillons, oiseaux, hérissons, lapins, renards – ou toute autre créature indigène de votre région.

Ainsi, une nouvelle vision des jardins économes en eau a émergé de la créativité et de l'expérimentation des jardiniers, visant à créer un paysage à la fois esthétiquement plaisant et contribuant aux objectifs plus larges de conservation de l'eau et de conscience écologique qui définissent le XXIe siècle.